Codex et COVID-19
Un cluster de pneumonies d’origine inconnue a été détecté à Wuhan (Chine) et signalé pour la première fois au bureau de pays de l’OMS en Chine le 31 décembre 2019. Un nouveau coronavirus a été rapidement identifié comme la cause de l’épidémie qui s’est ensuivie.
Le premier cas recensé hors de Chine a été signalé le 13 janvier 2020 et l’épidémie a été déclarée « urgence de santé publique de portée internationale » le 30 janvier 2020. Le 11 février 2020, l’OMS a annoncé que le nom de cette nouvelle maladie à coronavirus serait « COVID-19 ». Le 11 mars, l’OMS a révélé que selon leurs évaluations, la COVID-19 présentait toutes les caractéristiques d’une pandémie.
Une menace pour la sécurité sanitaire des aliments
La pandémie de COVID-19 et la réponse mondiale à cette situation présentent des problématiques inédites concernant nos méthodes de travail et les mécanismes qui nous permettent de garantir la sécurité sanitaire des aliments, de l’élaboration de normes internationales à la surveillance opérationnelle. L’accès à des aliments sûrs et nutritifs est au cœur des préoccupations des consommateurs dans le monde entier, et de nombreuses personnes, quel que soit le niveau de développement de leur pays, doivent consacrer plus de temps et d’efforts à la planification et à l’achat de nourriture. La prise de conscience relative à l’hygiène et à l’intérêt de cette dernière dans la transmission des maladies s’est accrue, et des questions surgissent quant au rôle des aliments dans la transmission du virus à l’origine de la COVID-19.
Commerce mondial
Les chaînes logistiques mondiales de l’industrie agroalimentaire se sont également retrouvées sous pression. En effet, les interactions complexes impliquant les producteurs, les abattoirs, les usines de transformation des aliments, les entreprises de transport, les détaillants et tous les autres acteurs font craindre des ralentissements à cause de la fermeture des ports ou des perturbations de la chaîne logistique et/ou de la chaîne d’approvisionnement alimentaire dues à la détection de cas de COVID-19 parmi les employés de la chaîne de production alimentaire.
Maintien de la sécurité sanitaire des aliments
La COVID-19 est une maladie respiratoire transmise principalement par un contact de personne à personne ou par un contact direct avec des gouttelettes respiratoires projetées lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue. À ce jour, il n’existe aucune preuve de la transmission de virus causant des maladies respiratoires par le biais d’aliments ou d’emballages alimentaires. Les coronavirus ne peuvent pas proliférer dans les aliments : ils ont pour cela besoin d’un hôte animal ou humain. Il est extrêmement improbable que des personnes puissent contracter la COVID-19 par le biais d’aliments ou d’emballages alimentaires.
Rôle du Codex dans la pandémie
La Commission du Codex Alimentarius a développé plusieurs meilleures pratiques internationales afin de garantir l’hygiène alimentaire en général, mais aussi lors de la manipulation de viandes ou d’autres aliments, et de contrôler la présence de virus dans les aliments. Les pays sont encouragés à mettre en place ces pratiques.
Les textes du Codex axés sur les risques et reposant sur des données scientifiques servent de référence en termes de sécurité sanitaire des aliments dans le commerce alimentaire mondial. Ils fournissent un cadre pour les grands principes de gestion de la sécurité sanitaire des aliments au sein d’un environnement commercial fondé sur des règles transparentes ; ils réduisent les risques pour les personnes évoluant dans un système commercial international de plus en plus complexe, tout en garantissant la protection de la santé des consommateurs.
Faits saillants
À l’heure actuelle, il n’existe aucune preuve indiquant que le SARS-CoV-2 à l’origine de la COVID-19 puisse être transmis par voie alimentaire.
Le coronavirus ne peut en aucun cas proliférer sur les aliments. Un virus a besoin d’un hôte vivant pour proliférer.
Le meilleur moyen d’éviter la propagation de la COVID-19 réside dans l’utilisation de bonnes habitudes d’hygiène.
Les exploitants du secteur alimentaire doivent renforcer les bonnes pratiques d’hygiène.
Afin de garantir et préserver l’accès à des aliments sûrs, les autorités doivent renforcer la mise en place des normes internationales existantes.