Résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments

Les aliments d’origine animale représentent une source de protéines vitale pour des milliards de personnes. Les éleveurs utilisent des médicaments vétérinaires pour maintenir les animaux en bonne santé. Cependant, comme pour toute source d’aliments, la sécurité sanitaire des ajouts de produits chimiques doit être connue et suivie afin que la santé des consommateurs reste préservée.

© FAO/Sylvain Cherkaoui

Le Codex Alimentarius et les résidus de médicaments vétérinaires

Le Comité du Codex sur les résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments (CCRVDF) constitue le principal organe responsable de l’élaboration de normes Codex et des textes afférents dans ce domaine. Le Comité recommande des mesures de gestion des risques, et surtout des limites maximales de résidus (LMR) pour les médicaments vétérinaires dans les aliments, pour adoption par la Commission du Codex Alimentarius (ci-après «la Commission»). Ces mesures sont élaborées conformément aux Principes d’analyse des risques appliqués par le CCRVDF, qui régissent aussi ses interactions avec le Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA), organe émettant des avis scientifiques afin d’étayer l’établissement de LMR scientifiquement prouvées et basées sur le risque.

LMR du Codex

Les LMR du Codex pour les médicaments vétérinaires dans les aliments s’appuient sur des évaluations de gestion des risques menées par le JECFA. Lorsque les données sont insuffisantes pour établir des LMR sur des espèces d’élevage supplémentaires, le CCRVDF applique des procédures définies pour extrapoler ces LMR. Cela permet d’étendre une LMR adoptée à d’autres espèces, et ainsi accroître la disponibilité des LMR du Codex et faciliter le commerce international.

Recommandations de gestion des risques

Le CCRVDF peut développer des recommandations de gestion des risques (RGR) lorsque le JECFA n’est pas en mesure d’identifier des niveaux de résidus sûrs dans les aliments en vue d’une recommandation de LMR. Les RGR offrent des avis politiques cohérents sur la base des évaluations du JECFA, et recommandent généralement que les autorités compétentes empêchent la présence de résidus de médicaments vétérinaires et de métabolites pertinents dans les aliments. Étant donné que les RGR

Niveaux d’action

Outre les procédures d’extrapolation, le CCRVDF a développé des procédures d’établissement de niveaux d’action pour les très faibles niveaux de résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments résultant d’un transfert inévitable et accidentel de médicaments vétérinaires dans les aliments destinés à des animaux non cibles. Contrairement aux LMR, les niveaux d’action ne désignent pas des seuils de rejet, mais des niveaux d’intervention dont le dépassement invite les autorités compétentes à prendre des mesures de suivi pour enquêter sur ce point et résoudre le problème, dans l’optique de garantir la fluidité et la sécurité des échanges commerciaux.

Orientations complémentaires

Le CCRVDF élabore aussi des orientations complémentaires pour étayer ses principaux travaux dédiés à l’établissement de LMR et d’autres mesures de gestion des risques, comme le Glossaire de termes et définitions (Résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments) (CXA 5-1993). Ce Glossaire fournit une terminologie claire et harmonisée à appliquer de manière uniforme dans toutes les normes Codex et tous les textes afférents.

Travail coopératif avec d’autres comités: composés à double usage

En ce qui concerne le travail impliquant d’autres comités, le CCRVDF collabore avec le CCPR sur des questions d’intérêt commun, comme l’établissement de LMR harmonisées pour les composés utilisés à la fois en tant que médicaments vétérinaires et en tant que pesticides. Des informations complémentaires relatives à cette nouvelle collaboration sont disponibles sur la page web du Codex dédiée (voir liens).

 

Ressources

Faits importants

 

Les normes Codex sur les résidus de médicaments vétérinaires permettent de protéger la santé des consommateurs tout en favorisant des pratiques équitables dans le commerce international d’aliments d’origine animale.

Au travers de mesures telles que la définition de limites maximales de résidus, de recommandations ciblées de gestion des risques, et de niveaux d’action, le Codex aide à apporter des réponses réglementaires proportionnées, tant pour les usages prévus que pour les contaminations accidentelles.

Le Codex promeut aussi une meilleure cohérence réglementaire en étendant les normes à d’autres espèces animales, le cas échéant, et en collaborant étroitement avec d’autres comités sur les composés utilisés dans différents secteurs.

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